Honneur aux harkis et aux forces supplétives

Le 25/09/2019 de 16h30 à 18h00

Lieu

Place françois Mitterand

Adresse

La Roche sur Yon

Vous êtes invités à participer à cet hommage? l'ensemble des membres du bureau y sera. Le drapeau sera égalment  présent à La Roche pour cet événement. Nous comptons sur une participation importante notamment sur les anciens d'Algérie. Merci d'avance. 

 

Pour votre info et pourquoi il faut honorer les harkis !!!

Nous les avons lâchement abandonnés !

 

Après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, les directives du FLN ne sont pas les mêmes dans toutes les wilaya. Certaines vont plutôt dans le sens d'un apaisement. Mais l'état-major de l'ALN estime que le « sort des harkis sera décidé par le peuple et devant Dieu ». Les harkis sont inscrits sur des listes noires et surveillés. Dès le 19 mars 1962, des meurtres et enlèvements sont signalés notamment en wilaya V. À Saint Denis du Sig, 16 harkis sont massacrés.

22 membres du Commando Georges sont massacrés à Saïda en avril 1962. Certains ont été égorgés, d'autres massacrés à coups de baïonnette, de pique, de pierre. Sur les 300 harkis du commando Georges, composé pour l'essentiel d'anciens combattants du FLN « retournés », une soixantaine parviennent à survivre aux massacres des harkis en rejoignant la France. Le sergent du Commando sera notamment ébouillanté vivant dans un chaudron.

Très rapidement, les harkis commencent à être torturés et massacrés par la population. Les accords d'Évian exigent de l'armée française qu'elle n'intervienne pas, certains officiers désobéiront à cette ordre.  Ces assassinats restent dans un premier temps des cas isolés. Le FLN se donne le temps de procéder à un recensement complet de ceux qu'ils considèrent comme des traîtres.

Le 15 avril 1962, le ministère des Armées français ordonne le désarmement immédiat des harkis. Le , toutes les harkas sont dissoutes.

Le 12 mai 1962, le ministre français des Armées, Pierre Messmer, donne l'instruction de ne pas permettre aux harkis de rejoindre la métropole, contrairement aux engagements pris par l'armée française. Le 16 mai, le ministre d’État chargé des affaires algériennes, Louis Joxe, demande par télégramme de sanctionner les personnes participant au rapatriement des harkis en France. 42 500 harkis, avec leur famille, peuvent s'établir en France métropolitaine sur un nombre total de supplétifs évalué entre 200 000 et 250 000.

C'est à partir de l'indépendance, le 3 juillet 1962, que la situation bascule. Des chefs régionaux du FLN appellent ouvertement au massacre de tous les harkis. Des civils sont assassinés par l'ALN dans des charniers. D'autres sont atrocement torturés dans des « centres d'interrogatoires » puis exécutés. Des harkis sont crucifiés sur des portes, certains ont la musculature arrachée avec des tenailles. Les massacres inclus parfois des femmes et des enfants.

Le nombre de harkis tués après le cessez-le-feu varie selon les estimations entre 10 000 et 150 000 mais reste incertains. Il semble qu'en 2005, les historiens s’accordent à évaluer de 60 000 à 70 000 le nombre de morts. Certains parlent de 150 000 victimes mais ce chiffres est probablement extrapolé. De nombreux harkis furent également arrêtés et emprisonnés.

La formation du premier gouvernement par Ben Bella, le 26 septembre 1962, n'empêche pas les arrestations de se poursuivre au contraire leur nombre s’accroît de fin octobre 1962 à début décembre1962. Le nombre d'exactions diminue seulement à partir de 1963. Des milliers d'anciens harkis resteront en prison pendant des années pour certains jusqu'en 1969.

Les harkis représenteraient en 2012 avec leurs descendants environ 500 000 personnes. Contrairement aux Pieds-noirs, ils n'ont pas été considérés comme des « rapatriés » mais comme des « réfugiés ». 

 

Voilà le triste sort réservé à ceux qui de Monte Cassino, en Indochine et en  Algerie avaient toujours combattu pour la France.